Ce mardi en commission égalité des chances et droit des femmes, nous avons accueilli la pétitionnaire principale de la Pétition pour arrêter les viols et protéger les femmes autour du Parc du Cinquantenaire.

Pour rappel Madame C. Rubí Caellas a réussi a s’échapper de justesse après avoir manqué d’être agressée sexuellement par un homme aux abords du parc du cinquantenaire, fin janvier dernier.  Dans le dépôt de sa plainte et la suite du processus, elle a pointé une série de manquements à différents niveaux, et a surtout constaté qu’il exsitait de nombreux témoignages similaires par d’autres femmes, dans le même parc. Elle a voulu faire bouger les choses au niveau politique et parlementaire : que la sécurité de ce Parc soit assurée, pour tout le monde, à toute heure. Surtout si plusieurs plaintes en ce sens ont été déposées, il est temps d’agir!

La pétition initiée par Madame contient des demandes très concrètes, telles que par exemple à court et moyen terme :

  • Une allocation efficace des ressources pour accroître la présence policière dans la zone.
  • Plus de surveillance (i.e. plus de caméras) pour arrêter ces incidents réguliers qui se produisent depuis des années.
  • La création (ou l’extension) d’une surveillance du voisinage autour du parc, en tant que réseau de dissuasion et de soutien communautaire pour les voisins.
  • Une augmentation (ou installation) des lumières LED à énergie solaire dans et autour du parc pour minimiser les zones sombres dangereuses.
  • Signes simples, clairs et visibles dans la zone qui découragent ce genre de comportements.

De mon côté, je suis intervenue au nom de mon groupe. Ce fut l’occasion, tout d’abord, d’exprimer ma solidarité et remercier la démarche qui permet de mettre en lumière la triste réalité de nombreuses femmes et minorités sexuelles, dont je fais partie.

J’ai remercié le groupe de pétitionnaires d’avoir utilisé l’outil d’une pétition, qui est selon moi essentiel dans une démocratie : il permet d’amener à l’agenda du Parlement de sujets concrets, par des citoyen.nes. C’est le Parlement de tout le monde, les propositions exposées ici sont concrètes et issues d’une réflexions collective, c’est très riche. 12000 signatures de plus, c’est énorme !

« La démocratie c’est ça aussi, ça ne se limite pas à voter tous les 5 ans ! »

Ensuite, j’ai rappelé que le problème s’ancre dans du structurel : ça touche à toutes les compétences de tous niveaux de pouvoirs, de tous les ministres. En commission égalité au Parlement bruxellois, d’ailleurs nous avons en ce sens auditionné tous les ministres, ça ne se concentre pas sur une secrétaire d’État, ça doit être partout !

« Dès qu’on verse un euro dans un projet on doit pouvoir se questionner sur l’impact qu’il a en matière de genre. c’est essentiel »

Sur les questions de police, j’ai insisté : il faut une coordination des dispositifs, des acteurs, des actrices : un plan existe, en matière de sécurité, avec les questions de formations par exemple.

Il est nécessaire d’avoir une impulsion forte de partout !

Par ailleurs, j’ai aussi mis en avant dans mon intervention la question de la place des auteurs de violences : bien que la victime soit au milieu du dispositif, il faut aussi agir auprès aux auteurs, pour briser le cycle des violences, ne pas rester dans le « palliatif ».

L’égalité et la lutte contre les violences ça profite à tout le monde, et partout dans la ville qu’on soit jeune, vieux, qu’importe le quartier… C’est fondamental.

Il faut égalemet s’enrichir du travail des associations qui ont expertisé le sujet, à l’instar de la confection du plan droits des femmes en FWB, initié par la ministre Linard. Différents profils et compétences se sont alliés autour de cette question (des juristes, assistant·e·s sociaux,..) : c’est efficace comme manière de procéder, ça montre aussi que les politiques publics doivent s’ancrer et collaborer dans le travail et réalités de terrain. On les fait venir dans les parlements.

Par exemple, pour le plan « femmes au parc » : l’ASBL Garance a grandement contribué à la confection de cette action. Le Ministre M.  Maron en charge de l’action a aussi demandé à ce que les gardien·ne·s puissent être formé·e·s : leur présence constitue un rôle de proximité, c’est ça qui fait vivre la ville : ces personnes qui travaillent dans l’espace public et qui sont garants de cet horizon commun apaisé.

Concernant la signalétique du parc, celle-ci va être modifié et pour l’éclairage, des visites exploratoires vont être organisés. Elke Van Den Brandt va aussi organiser des visiter par exemple des stations de métro, pour impliquer les femmes dans la conception d’un espace, voir ce qu’elles pensent, ressentent. A titre personnel, quand je pense par exemple à remonter la rue neuve à 1h du matin, quand on est une femme seule, ça n’est pas spécialement un sentiment de sécurité qui me vient.

N’oublions pas, avant de cloturer, ce qui a déjà été mis en place, par Mme Plovie par exemple, avec la résolution votée la législation dernière. Au Fédéral, il y a aussi du travail et des choses qui sont en cours d’exécution, par Mme Schlitz par exemple. De manière générale, dans tous les niveaux de pouvoirs, j’ai le sentiment qu’il y a une énrome prise de conscience de ces enjeux !

Enfin, je pense que c’est notre éducation au rapport à l’espace qui doit être questionné, dès l’enfance : par exemple dans la cours de récré, les filles sont relayées en dehors du terrain de foot, sur les petits tronçons libres jonchant les terrains sportifs souvent occupés par les garçons. Les filles sont dès plus le jeune âge mises de côté, il faut détricoter le fil de l’égalité et arriver aux sources.

→ Revoir la commission

https://www.youtube.com/watch?v=sVHcr7aHWzc&list=PLQ3uOzWd9MNyrxzu997ejOLCBHDKAocdt&index=19

→ La pétition https://www.change.org/p/etterbeek-commune-stop-rapes-and-protect-women-around-parc-du-cinquantenaire-with-more-police-presence-1c76ee65-d16f-4a4d-ae86-57b3039f7b21

→ Article de presse sur le sujet https://bx1.be/communes/etterbeek/une-petition-de-plus-de-7-000-signatures-pour-proteger-les-femmes-autour-du-parc-du-cinquantenaire/

→ RÉSOLUTION visant à lutter contre le harcèlement sexiste dans l’espace public, et en particulier dans les transports en commun  http://weblex.brussels/data/crb/doc/2018-19/137503/images.pdf

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