Les violences obstétricales et gynécologiques se définissent comme : “Tout comportement, acte, omission ou abstention commis par le personnel de santé, qui n’est pas justifié médicalement et/ou qui est effectué sans le consentement libre et éclairé de la femme enceinte ou de la parturiente.”

Si je prends ici le temps de redonner cette définition, c’est parce que le phénomène n’a pas toujours été nommé comme tel. Reconnaître ces violences, les inclure dans les politiques de lutte contre les violences faites aux femmes, c’est une façon de mettre des mots sur un phénomène qui a fait, et qui fait encore aujourd’hui, souffrir beaucoup de femmes, souvent dans le plus grand silence. On peut citer : le point du mari, les déclenchements non consentis, l’expression abdominale, l’épisiotomie de routine, les stérilisations forcées.

Le phénomène ne s’arrête pas à la grossesse et à ce qui l’entoure. Les femmes peuvent être confrontées à des situations de violences gynécologiques tout au long de leur vie. Je ne vais pas m’étendre ici sur des exemples concrets qui font froid dans le dos, et que des femmes ont commencé à exprimer, notamment sur le compte Instagram “Balance ton utérus”.

La recommandation principale du conseil de l’Europe, qui a d’ailleurs été intégrée dans un plan très complet de lutte contre les violences obstétricales et gynécologiques chez nos voisins français, en lien avec nos compétences en Fédération Wallonie-Bruxelles est la suivante : 

  • S’assurer que la formation des médecins, des sages-femmes et des infirmier·ère·s accorde une place importante à la relation entre le personnel soignant et les patient·e·s, la notion de consentement éclairé, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accueil des personnes LGBTI, des personnes en situation de handicap et des personnes vulnérables, la communication, la prévention du sexisme et des violences et à la promotion d’une approche humaine des soins.

Effectivement, c’est souvent par tradition, par habitude, comme souvent pour les questions de genre, que la plupart des actes sexistes trouvent leur terreau. Dès lors, le seul remède, outre évidemment le fait de lever le tabou sur ces questions, de sensibiliser, c’est de travailler sur la formation des professionnels du secteur.

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