Le Parlement bruxellois met sur la table un projet visant à mettre en place un système d’alerte pour les violences intrafamiliales via les pharmacies. Il s’agit de s’inspirer du modèle espagnol, mis en place au début de la Crise du Coronavirus dans certains pays voisins, et par ailleurs déjà mis en place dans quelques communes, comme Mons et Schaerbeek. La résolution sera prochainement votée au Parlement.

Les appels pour signaler des violences intrafamiliales ont triplé durant le confinement. Les victimes, enfermées 24h/24 avec un auteur de violences, ont été plongées dans une détresse aigue par la crise. Le phénomène n’est pas nouveau, et la crise du Coronavirus vient ici exacerber un phénomène qui existait déjà. Rappelons que chaque année, 45 000 plaintes sont déposées au parquet pour des faits de violences au sein du foyer. Mais il ne s’agit ici que de la partie immergée de l’iceberg. Beaucoup de victimes restent silencieuses, souvent par honte, et n’alertent jamais des violences qu’elles subissent.

Grâce au dispositif « parlez-en en pharmacie », une femme victime d’un conjoint violent, un.e jeune LGBTQIA+ battu par un parent, une personne âgée maltraitée  : le dispositif pharmacie permet d’alerter sur une situation vécue en toute discrétion, le tout auprès de personnes assermentées. Lorsqu’on est victime de violences, il est parfois difficile de pouvoir alerter la Police sans risquer sa vie. Les pharmacies joueront alors un rôle d’intermédiaire.  Une fois l’alerte reçue, les pharmacies relayeront l’appel à l’aide vers la police ou les services compétents. Ce système est déjà utilisé dans plusieurs pays et facilite grandement le signalement.

Le texte sera pris en considération le mercredi 20 mai 2020 au Parlement bruxellois.

Revoir mon passage pour expliquer le projet sur LNA24.

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