« Lors d’un oral, une étudiante se présente à son professeur puis se dirige vers la salle de préparation pour rédiger ses réponses au sujet. Elle s’aperçoit alors qu’elle a oublié son stylo et revient sur ses pas pour demander au professeur de lui prêter un stylo. Ce dernier lui tend l’objet en disant : « Dommage que vous n’ayez pas aussi oublié de vous habiller, mademoiselle », paroles accompagnées d’un sourire équivoque ». (article de la RTBF)

Comme d’autres institutions, l’enseignement supérieur n’est pas un lieu épargné par le harcèlement. Dans un rapport de 2019, la Fédération des Étudiants Francophones (FEF) recense les différentes causes de ce harcèlement et tente d’y apporter des réponses.

Il existe plusieurs causes structurelles au harcèlement dans l’enseignement supérieur. On peut citer notamment l’emprise intellectuelle et la supériorité abusive de certains professeurs ; leur surcharge de travail qui les pousse à reproduire une pression sur les étudiants durant les cours ; ou bien encore la reproduction des inégalités (entre autres en matière de sexisme et de racisme).

À cela s’ajoutent le manque de suivi des plaintes et la non-existence de mesures pour y répondre.

Ecolo s’allie à la FEF et demande des solutions concrètes pour combattre le harcèlement dans l’enseignement supérieur :

  • instaurer des évaluations des enseignements dans tous les établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et intégrer, dans les formulaires d’évaluation, la question du bien-être des étudiants
  • créer des cellules de soutien pour les étudiants harcelés ainsi que des séances de sensibilisation et de formation du corps professoral
  • faciliter le dépôt des plaintes par les étudiants pour des faits de harcèlement et mettre en place des sanctions pour les enseignants responsables
  • lancer une étude scientifique pour identifier les conditions favorisant les abus, les différentes formes d’abus et le profil des personnes plus régulièrement ciblées
  • favoriser la présence, dans toutes les structures des établissements, de personnes qui représentent la diversité de la société, et notamment les femmes, les personnes LGBTQIA+s, les personnes d’origines étrangères, ainsi que des personnes handicapées

 

Pour aller plus loin :
Article de la RTBF sur le harcèlement à l’université
Étude australienne sur les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel dans les universités

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